Décolonisation de l’éducation et de la conservation en Bolivie
Journée Mondiale de l’Education – 28 janvier 2026
Contexte
La colonisation de l’Amérique latine en 1492 a impliqué un dépossession humaine et écologique qui a été déterminante pour configurer le système-monde actuel (Wallerstein, 1995) et la modernité (Dussel, 2013), avec l’Europe puis les États-Unis comme centre; au prix de l’exploitation des sociétés, des territoires, des ressources et des écosystèmes dans les pays colonisés.
Résultat de cette configuration et de l’asymétrie des pouvoirs, la vision du monde, les perspectives et les principes occidentaux se sont reproduits historiquement dans les pays colonisées, et c’est particulièrement évidente dans l’éducation. La conception et les valeurs de l’hégémonie dominante se transmettaient par l’éducation, renforçant une vision individualiste, mercantile et consumériste, et, pire encore, transmettant également le racisme (VPEP, 2025).
Cependant, des processus de décolonisation se sont également développés, et notamment pour l’éducation en Bolivie la fondation de l’École Ayllu de Warisata a marqué un jalon déterminant (Alanoca Solares, 2015). Dans cette école révolutionnaire s’est développé un nouveau modèle d’enseignement avec une approche structurellement différente. Elle reprenait des principes indigènes comme les visions communautaires et collectives au-dessus des individuelles et construisait.






