Malgré l’urgence climatique et le consensus scientifique sur les conséquences écologiques de l’élevage, nos systèmes alimentaires peinent à se transformer. C’est peut-être qu’au-delà d’un simple régime c’est tout un rapport au monde qui est en jeu. De quel rapport s’agit-il ? Connaissons-nous vraiment son histoire ? Qu’est-ce qu’il révèle de notre relation aux autres ? À la nature ? Aux animaux ? Une conférence Chronik avec Françoise Fromonot, critique d’architecture, et Olivier Assouly, philosophe.
Les Parisiens semblent l’avoir oublié, mais ils vivent au milieu des animaux. Plus que n’importe quelle ville en France, Paris est noyée sous des tonnes de vaches, d’agneaux, de poissons, de cochons et il suffit de se promener à travers les rayons d’un supermarché pour en rencontrer des centaines, sinon des milliers. Si nous l’avons oublié, c’est que nous n’interagissons pas directement avec eux, mais leurs morceaux. Découpés de différentes manières, en différentes formes, organisés dans différents rayons, sous différents emballages, servis dans différents endroits, boucherie, restaurant, fast-food, ce rituel est répété des milliers de fois par jour pour répondre à l’appétit sans cesse renouvelé de la capitale.
Chaque jour en France, ce sont ainsi près de 3 millions d’animaux qui sont transformés en “viande”.





